Tout savoir sur l’hyperparathyroïdie

La parathyroïde est une petite glande rattachée à la thyroïde. Elle est responsable de la production d’une hormone appelée parathormone. Une dysparathyroïdie est un trouble au sein de la sécrétion de cette dernière. On parle d’hypoparathyroïdie et d’hyperparathyroïdie. Dans cet article découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’hyperparathyroïdie.

Qu’est-ce qu’une hyperparathyroïdie ?

L’hyperparathyroïdie est une maladie endocrinienne désignant une hyperactivité d’une ou de plusieurs glandes parathyroïdes.
Dans la glande thyroïde, qui se trouve à la base du cou, il existe quatre glandes parathyroïdes. Leur rôle est de produire une hormone appelée « parathormone » (PTH). Cette hormone est responsable de la régulation du taux de calcium et de phosphore dans le plasma sanguin.
En cas d’hyperactivité, il se produit une hausse anormale du taux de PTH dans le sang. Cela peut engendrer des dommages au niveau des os, des intestins ou encore des reins.

Hyperparathyroïdie primaire ou primitive                                

On parle d’hyperparathyroïdie primaire ou primitive lorsque la hausse du taux de PTH est due à une anomalie d’une ou de plusieurs grandes parathyroïdes. Cette anomalie cause une sécrétion excessive de calcium (hypercalcémie).

Hyperparathyroïdie secondaire

C’est quand la maladie est associée à un dysfonctionnement d’un autre organe. En général, c’est un trouble rénal qui est en cause. Dans ce cas-là, l’hypersécrétion de PTH devient nécessaire afin de compenser la baisse du taux de calcium (hypocalcémie) due à des maladies d’autre organe.

Épidémiologie de l’hyperthyroïdie

Cette maladie endocrinienne concerne 25 personnes sur 100 000. Elle est deux fois plus courante chez les femmes que chez les hommes. Dans la moitié des cas, elle apparaît après l’âge de 70 ans.

Comprendre le mécanisme de développement de l’hyperparathyroïdie

Rapport entre calcémie et taux de PTH

Les glandes parathyroïdes fabriquent de la PTH en fonction du taux de calcium (calcémie) présent dans le sang. Lorsque la calcémie est faible, le taux de PTH augmente pour la faire remonter. Et inversement, lorsque celle-ci est élevée, le taux de PTH diminue pour la faire baisser.

Régulation de la calcémie par le PTH

Pour maintenir en équilibre le taux de calcium dans l’organisme, la PTH effectue ainsi certaines actions. Elle intervient : dans l’absorption du calcium par l’intestin ; dans le stockage ou la libération de calcium lors de la résorption et la formation osseuse ; et dans l’évacuation du calcium par les urines par les reins.

Sécrétion de PTH dans les différents types d’hyperparathyroïdie

En cas d’hyperparathyroïdie primitive, la quantité de PTH s’élève anormalement alors que la calcémie n’est pas faible. C’est ce qui provoque une hypercalcémie anormale dans le sang.
Par ailleurs, dans le cas d’une hyperparathyroïdie secondaire, l’hyperproduction de PTH répond à une situation d’hypocalcémie anormale. Dans ce type d’hyperparathyroïdie, les glandes parathyroïdes sont saines et ne font qu’exercer leur fonction normale.

Quelles sont les causes de l’hyperparathyroïdie ?

Les causes de l’hyperactivité des glandes parathyroïdes dépendent du type d’hyperparathyroïdie. Néanmoins, certains facteurs peuvent la favoriser : une ostéoporose post-ménopausique ; des facteurs génétiques ; ou certains médicaments comme les antiépileptiques, le furosémide, les bisphosphonates…

Hyperparathyroïdie primaire

Dans 80 % des cas, elle est due à une tumeur bénigne d’une ou de plusieurs glandes parathyroïdes.
Dans 10 à 15 % des cas, elle fait suite à une augmentation du nombre de cellules et du volume (hyperplasie) de plusieurs glandes (souvent les 4 à la fois).
Dans 3 à 4 % des cas, elle résulte d’un cancer des glandes parathyroïdes.

Hyperparathyroïdie secondaire

Les causes externes peuvent être : une insuffisance rénale ; du rachitisme ; une tubulopathie (maladie du rein qui affecte le tube rénal) ; une ostéomalacie (décalcification osseuse) causée par une minéralisation déficiente de la trame protéique du squelette ; une malabsorption des nutriments ou une diminution des apports calciques à cause d’autres maladies telles qu’une mucoviscidose ou la maladie de Crohn.

Quels sont les symptômes de l’hyperparathyroïdie ?

Cette maladie endocrinienne est habituellement asymptomatique. Toutefois, lorsque les signes se manifestent, le patient peut souffrir de : miction fréquente et abondante ; perte progressive du capital osseux ; douleurs au niveau des os.
D’autres petits symptômes, qui ne sont pas forcément liés à la maladie, peuvent également se ressentir : fatigue chronique ; troubles digestifs ; tendance dépressive ; problèmes de mémoire, soif importante ; nausées... Mais les signes alarmants sont les coliques néphrétiques à répétition provoquées par des calculs rénaux récurrents.

Quels sont les examens pour diagnostiquer une hyperparathyroïdie ?

Différents examens peuvent être nécessaires au diagnostic d’une hyperparathyroïdie.

Prise de sang

Cela permet de doser la PTH et le calcium présents dans le sang. Si le résultat est positif, une échographie cervicale doit être associée à une scintigraphie parathyroïdienne pour localiser la glande affectée, et détecter la présence d’adénomes.

D’autres examens

Des mesures de calcémie dans les urines ou une densitométrie osseuse peuvent être effectuées afin de prévenir les complications de la maladie au niveau des reins et des os.

Quels sont les traitements de l’hyperparathyroïdie ?

Selon le type d’hyperparathyroïdie, le traitement varie.

Traitement d’une hyperparathyroïdie primitive

Pour une guérison totale, un chirurgien doit réaliser une ablation des parathyroïdes affectées sous anesthésie locale. Si l’ablation ne peut pas se faire, une prise de médicaments hypocalcémiants doit être suivie de contrôles réguliers de la calcémie.

Traitement d’une hyperparathyroïdie secondaire

Le traitement consiste à soigner la maladie qui est à l’origine de l’hyperparathyroïdie. Cependant, une administration de vitamine D peut accompagner le traitement.

Comment vivre avec une hyperparathyroïdie ?

Mise en place d’une surveillance

Comme l’ablation des glandes parathyroïdes n’est pas systématique, on la recommande spécifiquement quand la calcémie est peu élevée ; les symptômes sont silencieux ; la personne atteinte a moins de 60 ans.
Cette surveillance passe par : un dosage du calcium sanguin et urinaire tous les six mois ; une mesure de la décalcification osseuse tous les uns à deux ans ; et parfois, des échographies rénales.

Prévention de l’hypercalcémie

Pour ce faire, il faut : arrêter la prise des médicaments hypercalcémiants comme les diurétiques thiazidiques. Mieux vaut aussi arrêter le tabagisme et commencer à pratiquer une activité physique de façon régulière.

Utilisation du DPA Med

Comme l’immobilisation aggrave l’hypercalcémie, la personne touchée par cette maladie endocrinienne doit rester active.
Le dispositif médical DPA Med, proposé par Satisform, permet ainsi de veiller sur la calcémie en proposant des mouvements actifs ou passifs faisant travailler le thorax jusqu’aux genoux.
Il peut simuler le mouvement de la marche ou demander des exercices de renforcement musculaire.
Adapté à tous les patients ainsi qu’à leurs capacités, ce dispositif médical présente d’autres atouts : une amélioration de la mobilité articulaire ; une prévention de la fragilité osseuse ; une lutte contre l’hyperparathyroïdie.

Quelles sont les complications de l’hyperparathyroïdie ?

Les complications de l’hyperparathyroïdie sont nombreuses, dont la plus sévère est l’hypercalcémie aiguë. Pouvant être fatale, cette complication entraîne une altération rapide de la conscience qui peut évoluer en coma, des troubles cardiaques ou un arrêt cardiaque. En outre, les autres organes peuvent aussi souffrir.

Au niveau des reins

La maladie provoque des calculs rénaux et une insuffisance rénale. Une hypercalcémie prolongée peut aboutir à un endommagement des reins.

Au niveau des yeux

Une calcification de la cornée, dans laquelle le calcium s’est accumulé, est observée.

Au niveau des os

Un taux élevé de PTH dans le sang favorise la libération du calcium des os. Cela peut engendrer une fragilisation osseuse ainsi qu’une diminution de la densité osseuse.

D’autres complications

Dans de rares cas, cette maladie peut causer : une pancréatite (inflammation du pancréas) ou un ulcère gastrique à cause de la production importante d’acides dans l’estomac.

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