La sténose lombaire

La sténose lombaire (ou « sténose du canal lombaire ») est une pathologie qui se traduit par un rétrécissement du canal rachidien se situant au niveau du bas du dos. C’est une maladie dégénérative, liée principalement au vieillissement. Elle apparaît généralement aux alentours de 50 ans, mais peut se déclencher plus jeune, chez les personnes directement nées avec un canal rachidien étroit. Après 65 ans, on estime qu’environ une personne sur 1000 développe une sténose lombaire. La maladie de Paget, la spondylarthrite ankylosante, l’hyperparathyroïdie sont des pathologies qui peuvent l’aggraver dans certains cas. C’est une maladie commune que l’on sait accompagner aujourd’hui. 

Quels sont les symptômes de la sténose lombaire ? 

Les symptômes du rétrécissement du canal rachidien varient en fonction des nerfs qui sont touchés. Cependant, nous retrouvons globalement les affections suivantes : des douleurs lombaires, de sensations de picotement, une faiblesse voire même une diminution des réflexes dans un pied ou une jambe. Si la compression se fait au niveau L4/L ou L5/S1, le patient pourra ressentir une douleur à la jambe sous forme de cruralgie, de radiculalgies, de sciatalgie ou de sciatique.
La douleur au dos peut être aggravée en cas de marche, de course, de montée des escaliers et peut irradier jusqu’aux mollets, en passant par les fesses et les cuisses. L’inconfort est soulagé par une stature immobile, le dos penché en avant ou assis. La plupart du temps, la sténose du canal lombaire impose un arrêt lors de la marche, en raison d’une douleur invalidante et insoutenable. 

Dans de rares cas, la sténose du canal lombaire peut provoquer ce qu’on appelle le « syndrome de la queue de cheval », qui entraîne une perte de contrôle de la vessie et des intestins. Aussi, la partie inférieure d’une jambe peut être paralysée, et le malade peut rencontrer une perte de sensibilité au niveau de l’aine. Si vous ressentez ce genre de symptômes, il est plus que conseillé d’obtenir rapidement une prise en charge médicale. En effet, sans intervention d’un professionnel de la santé, le patient s’expose à des risques de chute plus élevés ainsi qu’à des lésions irréversibles. Il pourra ressentir la sensation d’un genou qui lâche, ou aura l’impression que son pied racle le sol, au lieu d’être dynamique. Le syndrome de la queue de cheval est considéré comme une urgence médicale à ne pas prendre à la légère.
La sténose lombaire étant une maladie dégénérative, elle est vouée à évoluer avec des crises de douleurs de plus en plus rapprochées et intenses. Cependant, dans 10 à 30% des cas, la sténose est peu sévère et la personne touchée ressentira — certes — une douleur à la marche, mais cette dernière n’imposera pas l’arrêt. 

Le diagnostic de la sténose lombaire 

La sténose lombaire dispose de ce qu’on appelle un « signe typique », c’est-à-dire un symptôme qui revient presque systématiquement. Dans le cadre de cette pathologie, il s’agit de la claudication dite neurogène. Après quelques minutes de marche, le patient est obligé de s’arrêter à cause de la douleur et peut boiter. L’arrêt est nécessaire, car le patient ne peut plus avancer. Une immobilisation de 5 à 10 minutes soulage la douleur, jusqu’à ce que le patient reprenne la marche pour quelques minutes supplémentaires. Dans les formes les plus sévères de cette maladie, la personne ne peut marcher que quelques mètres. Elle n’est donc plus en capacité de faire ses courses, de sortir de chez elle ou d’avoir une quelconque activité sportive.
Le patient pourra également détecter « le signe du caddie ». Dans ce cas-ci, une personne atteinte de sténose lombaire peut ressentir du soulagement en poussant son chariot dans un supermarché, car la douleur diminue lorsque le dos est courbé en avant. En effet, se pencher — même légèrement — suffit à ouvrir le canal et à faire refluer la douleur.
Enfin, parmi les signes cliniques, le patient aura l’impression de marcher sur du coton, et ressentira des crampes nocturnes douloureuses et brusques qui le tireront de son sommeil. 

Les symptômes sont ainsi étudiés par un médecin et confirmés par une IRM. Cet examen permet aussi d’écarter d’autres causes. Une radiographie peut également être prescrite, ainsi qu’un scanner. Ce dernier permet notamment de visualiser l’os et les lésions dues à d’autres maladies, comme l’arthrose.
Dans le cas où les douleurs n’apparaîtraient que dans la seule position debout, une saccoradiculographie peut être prescrite. En effet, c’est le seul examen pouvant se réaliser debout pour cette partie du corps. 

Les causes de la sténose lombaire 

Le vieillissement est la principale cause de l’apparition d’une sténose du canal lombaire. En effet, il est reconnu que la colonne vertébrale est le siège d’un processus dégénératif lié à l’âge. Cependant, d’autres pathologies peuvent provoquer ou accélérer son apparition, comme l’arthrose. Cette dernière pathologie provoque — entre autres — l’usure du cartilage et l’affaissement des disques intervertébraux, parfois à l’origine d’un rétrécissement du canal rachidien.
D’autres causes peuvent être à l’origine de la sténose lombaire, comme une fracture d’ostéoporose qui peut déséquilibrer la colonne. On retrouve également plusieurs atteintes du squelette pouvant provoquer cette pathologie invalidante dont principalement :

Le spondylolisthésis, qui est une atteinte des vertèbres : Ce syndrome provoque un glissement d’une vertèbre sur une autre, située au niveau du sac dural contenant notamment les racines nerveuses motrices et sensitives des deux membres inférieurs, et des sphincters rectaux et vésicaux. Une atteinte dans cette zone a d’ailleurs plus de risques de provoquer le fameux « syndrome de la queue de cheval », puisque l’on donne ce nom particulier à cette zone du squelette, en raison de sa forme.
Le déplacement du disque intervertébral : cette zone est constituée d’un noyau gélatineux (ou « nucléus ») entouré par un anneau fibreux (ou « annulus »), dont le rôle est d’assurer le mouvement fluide de la colonne vertébrale, d’amortir en cas d’un quelconque choc ou d’une hyperpression entre deux vertèbres. Si une hernie discale se développe, cette zone fibreuse déborde et peut appuyer sur le canal rachidien, provoquant ainsi la sténose lombaire et les douleurs associées. 

Lorsqu’elle apparaît à l’âge adulte ou plus jeune, la sténose du canal lombaire est souvent d’origine génétique, avec une présence dès la naissance. Elle peut mettre plusieurs dizaines d’années avant d’apparaître pour la première fois. On la retrouve surtout à hauteur de l’articulation L4/L5, mais cette forme particulière peut s’étendre à d’autres niveaux de la colonne vertébrale. La gravité varie d’une personne à une autre. 

Les traitements de la sténose lombaire 

Sans traitement, la sténose lombaire s’aggrave, avec une augmentation des douleurs, des claudications neurogènes ainsi qu’un risque accru de paresthésie et — par extension — de chutes. Dans les cas les plus avancés, il est possible de retrouver des déficits moteurs et/ou sensitifs ainsi que le développement du syndrome de la queue de cheval. L’évolution de la maladie varie d’une personne à une autre. L’état d’un patient peut se dégrader en quelques semaines, mois ou années. Avec un traitement léger et adapté, la maladie reste presque invisible pour la moitié des patients.

Ci-dessous, retrouvez un résumé des différents traitements existants pour la sténose lombaire. 

Traitement médical de la sténose lombaire 

Actuellement, il n’existe aucun traitement purement médicamenteux capable de soigner complètement et définitivement la sténose lombaire. L’arsenal thérapeutique déployé sert principalement à réduire les douleurs et à augmenter le périmètre de marche des patients pour éviter la perte d’autonomie. En effet, plusieurs études montrent qu’une personne âgée incapable de marcher plus de 10 minutes sans ressentir de douleur invalidante voit ses risques de perte d’autonomie augmenter sensiblement.
On utilise ainsi plusieurs médicaments (anti-douleurs, anti-inflammatoires ou infiltrations de corticoïdes) ainsi qu’un programme de rééducation permettant au patient d’adopter les bonnes positions pour se soulager. Dans certains cas, le port d’un corset lombaire sur plusieurs mois, voire années, peut être efficace mais reste une alternative plutôt désagréable au quotidien.
Pour les crises et les douleurs les plus insoutenables, la prise de dérivés morphiniques doit être envisagée, à condition que les effets secondaires ne soient pas trop néfastes pour la qualité de vie du patient. Une analyse de la balance bénéfices/risques doit être faite par le corps médical. 

Traitement chirurgical de la sténose lombaire 

Une opération est possible pour environ 10% des patients atteints d’une sténose du canal lombaire. La chirurgie est conventionnelle ou « mini-invasive » et peut concerner une à plusieurs vertèbres, en fonction de l’évolution de la maladie. 

Deux options de chirurgie sont possibles :
• Le chirurgien pourra choisir de « rogner » les lésions osseuses d’arthrose et les ligaments épaissis pour ouvrir le canal rachidien ;
• Ou opter pour une « arthrodèse », une opération plus lourde, visant à souder ensemble plusieurs vertèbres. Le chirurgien proposera cette option en cas d’instabilité de la colonne ou d’un glissement de vertèbres. Dans les autres cas, elle ne sera pas forcément proposée, en raison de la période de récupération et de rééducation qui la suit, connue pour être longue. 

L’opération permet de soulager rapidement les douleurs et de redonner une certaine autonomie au patient, indispensable quand ce dernier prend de l’âge. L’opération sera plus ou moins lourde, selon la gravité de la sténose et en fonction des résultats des différents examens (radios, scanners, IRM).
L’opération chirurgicale n’est envisagée que lorsque les douleurs deviennent réellement invalidantes et qu’elles ne sont même plus soulagées par les morphiniques et dérivés, que les traitements médicamenteux ainsi que la rééducation n’ont pas les effets escomptés. Elle sera également proposée et sérieusement envisagée en cas d’un syndrome de la queue de cheval, afin d’enrayer sa progression et de limiter les séquelles définitives.
En dehors de ces cas plus inquiétants, les autres solutions seront systématiquement privilégiées, au détriment de la chirurgie.

La rééducation de la sténose lombaire et le DPA Med de Satisform 

Comme nous le disions plus haut, la rééducation, en association avec un traitement médicamenteux, est la meilleure option pour soulager les douleurs des patients et garantir un minimum d’autonomie. Les séances visent au renforcement les muscles du dos dont le rôle est de stabiliser la colonne vertébrale, et à apporter un minimum d’activité physique indispensable au maintien de l’indépendance.
Les massages sont déconseillés, car reconnus comme étant peu efficaces, de même que les manipulations vertébrales qui peuvent devenir réellement dangereuses, notamment quand le rachis est fragilisé par la maladie et l’âge. Ainsi, le kinésithérapeute devra surtout baser son accompagnement sur l’apprentissage des bonnes postures, en montrant au patient comment basculer le bassin en avant pendant la marche. Il pourra également privilégier la rééducation physique et le renforcement musculaire via l’utilisation d’un vélo. Cet exercice favorise l’ouverture du canal rachidien ainsi que la perte de poids, qui peut être un plus en cas de douleurs lombaires, les muscles ayant moins de masse à porter. 

La table DPA Med de Satisform 

Satiform est l’une des sociétés référentes dans le domaine de la rééducation. Elle fournit du matériel efficace et dernier cri, plébiscité par les kinésithérapeutes et autres professionnels. Pour ces derniers, nous recommandons la table DPA Med, pouvant être très indiquée dans le cadre du traitement d’une sténose lombaire.
Ce dispositif dispose de sa table intégrée et offre un poste autonome supplémentaire dans les centres de rééducation et autres cabinets libéraux. Un matelas confortable a été intégré pour optimiser le travail de mobilisation globale du patient. Pour plus de praticité, il intègre également de nombreux outils indispensables, tels qu’un coussin de tête, un support pour les genoux, une ceinture pelvienne et des fixations auxiliaires au niveau des épaules, du bassin et des mollets.
Une fois le patient installé sur le matelas et harnaché correctement, le DPA Med ferme automatiquement les jambes, afin de réaliser une mobilisation globale de 10 minutes. Le praticien ayant les mains libres, il peut compléter son évaluation et échanger plus longuement avec le patient. 

Dans le cas de la sténose lombaire, le DPA Med aidera le patient à mieux appréhender les positions qui le soulagent et qu’il devra utiliser au quotidien pour garder son indépendance. Les divers accessoires permettent au kinésithérapeute de fixer les bonnes positions au niveau du bassin et de la colonne vertébrale. Le patient pourra ainsi reproduire les préconisations, tandis que la DPA Med permettra au praticien de bien contrôler les gestes réalisés. 

Vous avez maintenant toutes les informations de base nécessaires à la compréhension de la sténose lombaire. En tant que professionnels, nous vous conseillons d’opter pour le matériel le plus adapté à l’accompagnement de vos patients. La table DPA Med de Satisform nous semble être la plus indiquée, car elle permet de travailler efficacement la posture des patients et qu’elle favorise un meilleur apprentissage. En outre, cet appareillage est également recommandé dans le cadre d’autres pathologies. Il est polyvalent et utilisé aujourd’hui par de nombreux kinésithérapeutes.

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